Responsabilité environnementale

Gestion des ressources

Dans chacun des sites industriels du groupe Virbac, les ressources comme les impacts sont suivis et gérés via des indicateurs clés. Ils portent sur la consommation d’énergies et de ressources naturelles (eau, électricité, gaz, carburant), les rejets dans l’eau, dans l’air et les quantités de déchets générés.

Pour les principaux indicateurs environnementaux, le périmètre couvre l’ensemble des sites majeurs de production qui représentent en 2017 près de 60% du chiffre d’affaires du Groupe : Afrique du Sud, Australie, Brésil, États-Unis, France, Mexique, Nouvelle-Zélande, Uruguay et Vietnam (hors Chili qui est une joint-venture). Pour des raisons de maturité du reporting, certains indicateurs sont collectés sur un périmètre plus limité et le Groupe travaille de manière continuelle à l’élargissement de ce périmètre. L’ensemble des exclusions ou focus pays éventuels sont précisés. À noter que les données 2017 du site de St. Louis aux États-Unis pour les emballages et déchets n’ont pas été reportées.

Par ailleurs, la thématique ''Grenelle II - utilisation des sols'' n’est pas couverte, ayant été jugée non applicable au regard des activités et implantations du groupe Virbac. Enfin, suite à la publication du décret français du 3 mai 2012 relatif à l’obligation de constituer des garanties financières en vue de la mise en sécurité de certaines installations classées pour la protection de l’environnement, Virbac a constitué, en 2016, une garantie financière en France de 124 164 €.

Économie circulaire

Compte tenu de son activité, le groupe Virbac n'est pas concerné par les actions de lutte contre le gaspillage alimentaire. La mise en place des filières de collecte et de tri des déchets telles que décrites dans le rapport page 54 ont aussi pour but la mise en place d'économies circulaires. Il convient de noter que la réutilisation des déchets n'est pas applicable pour les produits pharmaceutiques.

Protection de l’environnement : actions de formation et d’information des salariés

Afin de sensibiliser les équipes aux enjeux environnementaux, Virbac mène depuis 2012 plusieurs actions sur le périmètre France. Elles se sont concrétisées par la mise en place d’un processus de formation pour les habilitations à des postes de travail soumis à la réglementation Environnement et Sécurité, ainsi que par la mise en place de fiches d’accueil pour les nouveaux entrants qui précisent les règles à respecter sur les sujets environnementaux et de santé. Depuis 2013, un volet HSE a par ailleurs été inséré dans le programme d’accueil des nouveaux entrants. En 2015, avec la création de la direction HSE Corporate et son rattachement à la présidence, un programme d’audit a été construit. Ainsi depuis 2015, les filiales Mexique, Australie, Taïwan, Vietnam, États-Unis, Uruguay, Nouvelle-Zélande et Chili ont été auditées au moins une fois : un plan d’actions pour chacune de ces filiales a été mis en place et suivi de manière régulière par la direction HSE Corporate et les acteurs locaux.

Matières

À toutes les étapes du processus industriel, minimiser les déperditions

Depuis la mise en place de la démarche d’amélioration continue, Virbac a renforcé l’ajustement au plus près de ses consommations de principes actifs, d’excipients et d’articles de conditionnement. Cette amélioration s’est effectuée avec des fournisseurs dédiés et dans le respect des différentes réglementations : depuis le réapprovisionnement au juste nécessaire (réduction du stockage et des déplacements internes) jusqu’à l’expédition des produits finis (cadencée par le besoin client), en passant par une organisation en flux optimisés (fabrications lissées et adaptées à la demande). Enfin, tout en tenant compte des obligations réglementaires liées à l’activité pharmaceutique, la politique d’innovation de Virbac privilégie les produits nécessitant moins d’emballages et de conditionnements pour être manufacturés.

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Energie

Depuis plusieurs années, Virbac s’emploie à baisser ses consommations d’énergie et de ressources naturelles en menant des actions de remplacement de matériel (meilleur rendement), d’isolation thermique, d’optimisation de la climatisation et en mettant en place des indicateurs de consommation au plus près des utilisateurs finaux (meilleure maîtrise des dépenses d’énergie). Rapportée à un volume d’activité identique, la réduction globale de la consommation atteint sur les sites Virbac en France (qui représentent plus de 50% de la production du Groupe) près de 36% pour l’électricité, sur les neuf dernières années.

Eau

Depuis de nombreuses années, Virbac s’efforce de baisser les consommations d’eau à volume d’activité équivalente par la mise en place de recyclage ou d’équipements de production de différentes qualités d’eaux répondant aux MTD. Ainsi la réduction de consommation d’eau sur les sites français (qui représentent plus de 50% de la production du Groupe) atteint près de 21% sur les neuf dernières années.

Biodiversité

Les différents sites industriels de Virbac à Carros sont situés dans le périmètre de l’OIN (Opération d’intérêt national) de la plaine du Var. L’EPA (Établissement public d’aménagement, créé par l’État) est chargé de planifier le développement de la plaine du Var dans un but de développement durable (voir www.ecovallee-plaineduvar.com). De même, les 4 hectares du site de Penrith en Australie sont contigus à un cours d’eau majeur.

Émissions, effluents et déchets

Compte tenu de la nature de son activité industrielle pharmaceutique (notamment les technologies confinantes), Virbac ne crée pas de nuisances majeures visuelles, sonores ou olfactives. Virbac investit de manière croissante dans le respect de l’environnement : prise en compte des impacts HSE dans la gestion des projets industriels et montée en puissance de la direction Gestion des Risques. En outre, les principes du Groupe en matière d’environnement sont adaptés en filiale selon les différentes réglementations locales. Ainsi dans de nombreux sites tels qu’à St. Louis et à Boston aux États-Unis, à Penrith en Australie et à Carros en France, la plus grande partie des rejets des eaux de fabrication sont récupérés et traités en tant que déchets industriels dangereux conformément à la réglementation locale des pays concernés.

Réduction des émissions de gaz à effet de serre

Dans le cadre des transports des produits finis et tout en respectant la satisfaction client, Virbac a mis en place en France et aux États-Unis un groupage pour de multiples destinations nationales et internationales, réduisant ainsi la quantité de CO2 émise due au transport. Pour l’ensemble du personnel des sites de Carros, Virbac a mis aussi à disposition une liaison par navettes avec la gare ferroviaire desservant la zone industrielle. Également utilisée pour les liaisons intersites et le restaurant d’entreprise, cette navette a transporté près de 4 166 personnes par mois en 2017 soit une augmentation de 2%. Cette augmentation est due à la mise en place d’une seconde navette du fait d’une nouvelle implantation de Virbac sur la zone industrielle.

Dans le cadre d’un PDIE (Plan de déplacement inter-entreprises), Virbac a participé activement à la mise en place en 2012 d’une ‘‘navette express’’ reliant différents points de la ville de Nice et la zone industrielle de Carros. En 2013 et 2014, trois nouvelles lignes ont été rajoutées entre l’Ouest du département et la zone industrielle de Carros. Depuis 2010 en France et 2012 aux États-Unis, Virbac a également développé une politique incitative pour les véhicules de société et de fonction visant à limiter l’impact carbone. Toujours sur le thème du transport, des incitations financières et des places de stationnement réservé sont proposées aux salariés du nouveau site de production au Mexique qui utilisent des véhicules "propres" ou qui font du covoiturage. Les sites australiens et français, quant à eux, prennent en compte les facteurs d’émission de gaz à effet de serre dans le choix des gaz réfrigérants pour chaque groupe de froid industriel. Enfin, au Mexique, une chaudière solaire produisant l’eau chaude industrielle a été installée dans le cadre de la nouvelle unité de production.

Rejets d’eau

La quantité d’eau industrielle rejetée par tous les sites Virbac dans le monde a représenté 168 535 m3 en 2017. De par l’activité des sites industriels de Virbac, le principal polluant rejeté dans les eaux industrielles est la DCO (Demande chimique en oxygène). Sur la totalité du périmètre Groupe, cet indicateur suivi depuis 2013 montre que 172 tonnes de DCO ont été rejetées par les sites industriels en 2017. Les rejets sont restés stables malgré le retour progressif à la normale du site de St. Louis aux États-Unis (+68%) et les validations qualité associées notamment au nettoyage des équipements. La quantité de DCO rejetée a fortement augmenté (+30%) à périmètre constant, cette augmentation est due au retour progressif à la normale du site de St. Louis aux États-Unis et à la montée en puissance du nouveau site du Mexique. Cette DCO augmente de 77 % avec l’intégration d’un des sites industriels de Carros en France (VB1) non pris en compte dans les bilans précédents.

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Déchets

Chez Virbac, les déchets sont de deux natures différentes : les déchets industriels banals et les déchets industriels dangereux. Ils sont gérés via des filières dédiées de collecte et de tri afin d’être recyclés ou valorisés de manière optimale en fonction de leur nature.

Améliorer le tri à la source des déchets industriels banals et réduire leur volume

Depuis 2003, Virbac contribue au déploiement d’un système de collecte des déchets banals (aluminium, fer, verre, carton, plastique, papier, autres) sur la zone industrielle de Carros au travers de la démarche “Carros Indus’tri”.  Cette démarche (régulièrement étudiée par les collectivités locales ou d’autres zones industrielles souhaitant la transposer) gérée par le club des entreprises Côte d'Azur industrie plaine du Var (CAIPDV) a évolué en 2015 pour devenir "Tri&Co" suite à l’optimisation et l’harmonisation des fréquences de collecte, entre autres. Ainsi, la totalité des déchets banals des sites de Carros est traitée par des prestataires situés dans un rayon de moins de 40 km avec 100% de valorisation et donc 0% d’enfouissement. Comme la plupart des sites Virbac, le site d’Argo Navis au Mexique met en place des installations de pré-conditionnement des déchets banals pour optimiser les volumes produits et donc les rotations de camions.

Les 1 881 tonnes de déchets banals générés en 2017 sur le périmètre environnemental (hors site de St. Louis aux États-Unis qui n’a pas reporté ces données en 2017) sont réparties dans le graphique ci-après. Une baisse de 11% ressort, principalement due à l’arrêt de l’ancien site du Mexique et d’une plus grande précision des données de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie (pesée réelle des déchets au lieu d’une estimation du poids à partir du volume).

Maîtriser les volumes des déchets industriels dangereux

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Virbac assure la traçabilité jusqu’à l’élimination de l’ensemble de ses déchets dangereux : emballages souillés, déchets de laboratoire, de production, médicamenteux, à risque infectieux et effluents chimiques (majoritairement incinérés donc valorisés thermiquement ou recyclés pour récupération des solvants). Enfin, Virbac améliore régulièrement le système de collecte par la création de nouvelles filières encore plus sélectives permettant de diminuer la part de déchets pour lesquels il n’existe pas encore de recyclage.

En 2017, 3 057 tonnes de déchets industriels dangereux ont été générés sur la totalité du périmètre environnemental (hors site de St. Louis aux États-Unis qui n’a pas reporté ces données en 2017).

Transport

L’équipe des Systèmes d’Information Groupe mène une politique active d’implantations de systèmes de communication permettant de réduire les impacts sur l’environnement dus au transport :

  • outils collaboratifs limitant les déplacements (système de vidéoconférence dans la plupart des filiales, espaces partagés, messagerie instantanée) ;
  • outils de communication dématérialisant les échanges internes et externes (workflow, PDA, plateforme FTP) ;
  • infrastructures informatiques réduisant les ressources matérielles nécessaires (virtualisation des serveurs, ERP Lean, automatisation).

En 2017, Virbac continue à inciter ses équipes à l’utilisation de la visioconférence : toutes les filiales sont équipées de systèmes dédiés (60 salles dans le Groupe) et tous les ordinateurs individuels permettent également de réaliser des visioconférences avec le déploiement d’un logiciel plus performant. À l’échelle du Groupe, les 13 289 réunions organisées en visioconférence en 2017 (augmentation de près de 100% par rapport à l’année précédente) ont fortement contribué à réduire les déplacements physiques des collaborateurs.

En complément de toutes ces initiatives, des e-visites sont progressivement mises en place pour optimiser les déplacements des équipes commerciales en France. Après une phase d’expérimentation sur le premier semestre 2016, 130 visites virtuelles se sont déroulées sur le dernier trimestre. Cette démarche a été poursuivie sur d’autres populations et dans d’autres filiales en 2017. Dans la même optique, six web-séminaires ont également été mis en place (notamment sur les thèmes de la nutrition diététique).

Retrouvez tous les indicateurs environnementaux dans le rapport développement durable 2017 (page 31-36)

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