INNOVER DE MANIÈRE RESPONSABLE

ENJEU

Dans un environnement en pleine évolution, le groupe Virbac se doit de proposer une gamme de produits et services innovante et sûre, développée et produite dans le respect du bien-être animal. Les clients, vétérinaires, éleveurs et propriétaires d’animaux, sont de plus en plus soucieux de leur impact sur l’environnement et la santé humaine. Virbac est donc conduite tout naturellement à orienter ses activités en conséquence. Il s’agit ainsi pour le Groupe de privilégier la recherche sur un horizon long terme et de proposer des solutions innovantes qui adressent une diversité de pathologies et de besoins de productions, selon les singularités de chaque zone géographique où elles se manifestent. Il s’agit également d’améliorer dans le même temps la manière d’y parvenir, en restant fidèle aux exigences de qualité de la santé.

STRATÉGIE

L’ensemble des activités et des produits du Groupe est régi par cette exigence de responsabilité. Cet axe stratégique intrinsèque à l’ADN de Virbac impose de maintenir une amélioration continue dans les solutions innovantes proposées et dans la manière dont elles sont développées. Deux axes se dégagent ainsi comme fondamentaux pour le Groupe :
- Virbac innove et opère dans un cadre éthique fort, en favorisant au maximum les tests in vitro et en associant ses parties prenantes (fournisseurs, autorités de contrôles, associations professionnelles…).
- il en résulte des produits et services orientés vers le bien-être animal à long terme et ce, toujours en conformité avec les plus hautes exigences pharmaceutiques.

RISQUES

Les risques liés à cet enjeu d’innovation traitent des retards / échecs liés aux projets d’innovation (projets de R&D non aboutis, non obtention d’autorisation de mise sur le marché, perte de licence, déficit d’innovation…). Ces risques prennent également en compte les exigences d’innovation responsable lors du cycle de vie du produit. Pour plus d’information sur les risques associés à cet enjeu RSE, voir chapitre facteurs de risques page 60 du rapport annuel risques liés au processus d’innovation (recherche, développement, et licensing) et à l’enregistrement des produits.

Innovation et développement responsables

UN ENVIRONNEMENT ÉTHIQUE

Pour s’assurer de la mise en oeuvre du principe fondamental de responsabilité, le Groupe a élaboré une charte éthique relative aux études sur animaux qui s’applique à l’ensemble des collaborateurs du Groupe ; pour toutes les études conduites sur animaux, dans
toutes les Unités Animales du Groupe, et à tous les prestataires de services (charte annexée aux contrats).
Par ailleurs, deux politiques Groupe encadrent les études sur animaux : “Animal ethics committee” et “Animal welfare”.
Principales actions mises en oeuvre :

  • des comités d’éthique sont systématiquement mis en place, régis par les mêmes principes déontologiques (indépendance, impartialité, absence de conflit d’intérêt), et de fonctionnement (compositions variées, évaluation des études, délibération, vote…) passant en revue 100% des études,
  • concernant les études externalisées auprès de tiers ou sous-traitées, le Groupe impose le même niveau d’exigence aux partenaires (Contract Research Organizations, Universités etc.).

Ces exigences intègrent aussi bien la mise en place de comité éthique en leur sein, que le déploiement de procédures strictes de suivi de leurs études.

ALTERNATIVES AUX ÉTUDES SUR ANIMAUX

En tant qu’acteur de la santé animale, Virbac doit recourir à des études sur animaux, conformément aux règles pharmaceutiques applicables. Néanmoins, le Groupe s’engage à les limiter au strict nécessaire, dans les cas précis où la réglementation les requiert
et lorsqu’aucune méthode alternative reconnue n’est possible.
Ces études sur animaux portent majoritairement sur :

  • l’Animal : vérification de la sécurité du produit (non toxicité, pas d’incidence sur la reproduction, non cancérigène…) et de son efficacité pour soigner ou protéger l’animal de destination,
  • l’Homme : vérification de la sécurité pour l’utilisateur du produit et de l’absence de résidus chez les espèces consommées (viande, lait, oeufs),
  • l’Environnement : vérification de l’absence de toxicité pour des organismes, autres que l’espèce de destination, pouvant être en contact avec le produit.

De manière générale, les études cliniques font l’objet d’une soumission réglementaire ou d’autorisation d’essai préalable (selon les pays) et sont conduites par des vétérinaires. Quant aux études pré-cliniques, elles sont encadrées par des réglementations qui touchent toutes les dimensions des études sur animaux : les établissements où sont réalisées les études, la formation et qualification du personnel, la provenance des animaux et leur traçabilité, l’évaluation éthique préalable des études et leur suivi, les contrôles par les autorités, comités d’éthique et audits internes.

Principales actions mises en oeuvre

La charte, évoquée ci-avant, s’appuie sur les principes internationaux des 3R : Réduire, Remplacer, Raffiner les études sur animaux.

  • La règle des 3R constitue notre principe directeur pour substituer autant que possible les études et les contrôles sur animaux dans nos laboratoires, mais aussi pour promouvoir des techniques alternatives auprès des agences réglementaires dans le monde. Par exemple, lorsque cela est possible, la réalisation de tests in vitro en lieu et place de tests in vivo, ou en capitalisant sur les tests reproductibles, sur la recherche bibliographique ou sur des modélisations informatiques.
  • Les études sont par ailleurs conduites sur les espèces auxquelles sont destinés les produits de santé (études d’efficacité et de sécurité). En conséquence, aucun test n’est réalisé sur les primates. Les rongeurs et lapins sont principalement utilisés dans les phases de mise au point des nouveaux vaccins.
  • Différentes initiatives (dont des négociations avec les agences réglementaires pour supprimer les tests de routine, la production de lots dédiés aux pays qui ne demandent pas les tests sur animaux …) ont permis de réduire significativement les tests sur les carnivores domestiques, utilisés principalement pour des tests qualité (exigences réglementaires pour la libération des lots de vaccins).

Par ailleurs, et ce, depuis 2013, Virbac a mis en place un programme d’adoption d’animaux post-études en collaboration avec la principale association française dédiée au bien-être animal. L’objectif, de garantir une famille d’accueil pour 100% des chiens et chats
adoptables, a été atteint.

ASSOCIATION AVEC LES PARTIES PRENANTES

Innover et produire de manière responsable ne peut se faire de manière cohérente sans que l’ensemble de l’écosystème de Virbac y soit associé. Cette trajectoire vertueuse qui consiste à assumer sa responsabilité sociétale, à valoriser les femmes et les hommes qui constituent cet écosystème, et à intégrer le bien-être animal au coeur de ses projets et de ses activités, est construite dans le cadre d’un dialogue régulier avec ses parties prenantes.
La relation de Virbac avec ses fournisseurs s’inscrit donc dans cette continuité, avec des échanges réguliers, privilégiant une relation de proximité, proche des fournisseurs locaux. Le Groupe s’est ainsi doté de politiques et d’outils pour assurer des pratiques d’achats responsables, en cohérence avec les principes directeurs du Groupe (charte fournisseurs, questionnaires d’évaluation intégrant les critères RSE, audit ciblés, suivi d’indicateurs relatifs aux thématiques RSE…).
À chaque appel d’offres, et pour les principaux fournisseurs, Virbac administre un questionnaire évaluant leur respect des normes environnementales et sociales en vigueur. Depuis 2015, les nouveaux contrats cadre intègrent le respect de ces normes.
En 2018, ce processus d’évaluation réalisé auprès des nouveaux fournisseurs par Virbac n’a pas identifié de risques en la matière. Si Virbac devait identifier un fournisseur en écart, le Groupe lui imposerait de se mettre en conformité sous peine d’arrêter son contrat.

Des produits innovants et ciblés

ENCOURAGER L’USAGE PREVENTIF DES VACCINS

Le développement de la prévention, en particulier par la vaccination, est une des voies pour réduire l’utilisation des antibiotiques dans les productions animales. Les investissements récents de Virbac dans des centres de recherche et de production de vaccins destinés aux animaux de production en France, Australie, au Chili, Uruguay et à Taïwan traduisent cette volonté de renforcer le développement du Groupe dans ce domaine. Virbac est également engagée dans plusieurs programmes de partenariat avec des instituts de recherche publique et des entreprises privées dans le but de développer des alternatives aux antibiotiques.

DÉVELOPPER DES ALTERNATIVES MODERNES AUX TRAITEMENTS TRADITIONNELS

L’objectif du Groupe est par ailleurs de développer des alternatives à certaines thérapies traditionnelles, à la fois pour garantir le bien-être de l’ensemble de l’écosystème, mais également dans un souci de protection de l’environnement.
Dans le cadre de notre processus d’innovation responsable, un produit du Groupe (Suprelorin) constitue une réelle alternative à la castration chirurgicale du chien grâce à une régulation hormonale qui permet de neutraliser la faculté reproductrice de l’animal pendant 6 mois ou un an. Le bien-être de l’animal est ici préservé, toute intervention chirurgicale irréversible est à présent inutile, et ce, dans l’intérêt de l’animal et de son propriétaire.

APPROCHE « ONE HEALTH »

L’écosystème de Virbac (ses clients, vétérinaires, éleveurs et propriétaires d’animaux) est de plus en plus soucieux de son impact sur l’environnement et la santé humaine. Virbac oriente tout naturellement ses activités en conséquence. Pour illustrer cette approche, l’innovation de Virbac impacte d’abord la vie des animaux mais également celle des hommes.
Virbac développe et commercialise par exemple des vaccins contre la rage et la leishmaniose du chien, susceptibles d’affecter l’Homme. Les vaccins antirabiques oraux de Virbac administrés au renard ont ainsi contribué à l’éradication de la rage dans plusieurs pays d’Europe, et des enjeux de santé publiques clés sur cette maladie préoccupent toujours plusieurs grands pays émergents.
L’innovation est également orientée vers des enjeux sociétaux, par exemple celui posé par l’alimentation en protéines d’une population mondiale en constante progression. C’est dans ce cadre que le Groupe investit dans l’aquaculture, la source de protéine animale la plus productive.
Par ailleurs, l’organisation en charge de l’innovation du Groupe, structurée en centres de recherche répartis par espèces et par régions du globe, permet aussi au Groupe de disposer, grâce à cette grande proximité, d’une gamme de produits et services pertinente et adaptée au bénéfice de tous ses clients.

Enfin, La Fondation d’Entreprise Virbac, a pour missions d’une part de sensibiliser, éduquer, informer le public sur le respect et les responsabilités envers les animaux, et d’autre part, d’apporter son soutien à des programmes où la santé animale est au coeur de la santé des écosystèmes via la protection et l’aide sanitaire aux animaux domestiques ou sauvages dans leur milieu naturel, et la mise en oeuvre de campagnes d’éducation ou de sensibilisation auprès des populations locales.
Elle remplit ses objectifs par le développement d’actions et de partenariats avec les professionnels de la santé, les cabinets vétérinaires, les collectivités territoriales et les institutions françaises ou internationales.

OBJECTIFS & INDICATEURS

Réduire les études sur animaux dans les études R&D et pour les contrôles qualité

ETUDES R&D : 14%

Sur les 5 598 rongeurs et lapins utilisés pour des études, 1 286 soit 23%, ont servi à la mise au point et au développement
de méthodes alternatives.
Cette phase temporaire permet de prouver la fiabilité des méthodes alternatives, en particulier pour le contrôle qualité des vaccins et d’envisager à moyen terme une forte réduction d’utilisation des animaux :

  • dont rongeurs : 89,71%
  • dont lapins : 7,26%
  • dont animaux d’élevage : 1,09%
  • dont carnivores domestiques : 1,94%

CONTRÔLE QUALITÉ : 86%
(essais réglementaires pour la libération des vaccins)

36 361 animaux ont été utilisés dans le cadre de l’activité de Contrôle qualité :

  • dont rongeurs : 96,48%
  • dont lapins : 2,39%
  • dont animaux d’élevage : 1,03%
  • dont carnivores domestiques : 0,10%

0,10% de carnivores domestiques sont utilisés pour le Target animal batch safety test (TABST – contrôle d’innocuité) encore demandé par plusieurs pays hors Europe pour la libération des vaccins. Virbac a produit ces dernières années un important effort pour réduire le nombre de contrôles et d’animaux (-80% entre 2013 et 2018).