PRÉSERVER L’ENVIRONNEMENT

ENJEU

La protection de l’environnement est un enjeu croissant et prioritaire pour le groupe Virbac. Au-delà des initiatives déployées à l’échelle des différentes filiales, notre ambition réside dans une réduction volontariste de l’empreinte environnementale de l’ensemble de nos activités et de nos produits. Dans un contexte de recherche d’optimisation des ressources employées, la maîtrise de l’énergie s’inscrit, de ce fait, au coeur de la stratégie de Virbac.

STRATÉGIE

Cette ambition se décline dans la structuration d’une approche globale, composée de volets organisationnels, méthodologiques et opérationnels sur l‘ensemble du Groupe. L’objectif étant d’identifier les leviers de compétitivité et d’aligner les politiques et les actions visant à agir sur deux principaux enjeux :
- la préservation des ressources de la planète par la maîtrise de la consommation (énergie, matières) entrant dans nos processus de fabrication, et
- la réduction, in fine, des émissions ou déchets issus de nos activités.

RISQUES

Au-delà d’éventuels surcoûts d’exploitation liés à la mise en place de mesure de réduction de la consommation ou des émissions, Virbac identifie plusieurs thématiques associées à la protection de l’environnement :
- risques liés à l’utilisation de matières dangereuses lors des processus de production, de commercialisation et de distribution (stockage, transport…) ;
- risques HSE (Hygiène, sécurité, environnement) liés aux autorisations d’exploitation et des exigences réglementaires associées (volume de déchets, volumes et qualité des effluents…) ;
- risques liés aux effets du changement climatique, qui de façon globale incitent Virbac à contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Pour plus d’information sur les risques associés à cet enjeu RSE, veuillez-vous reporter au chapitre facteurs de risques page 63 du rapport annuel.

D’un point de vue organisationnel, la création d’une direction HSE Monde, rattachée à la présidence, accompagne cette trajectoire. L’une des initiatives portée par cette direction concerne le recadrage du périmètre et des méthodes de reporting, préalable pour permettre de disposer d’une visibilité globale sur l’exposition aux risques d’atteinte à l’environnement, du Groupe. Intégrer l’ensemble des filiales au reporting environnemental et fiabiliser les indicateurs pertinents s’imposent comme des actions prioritaires qui permettront à court terme, d’identifier les bonnes pratiques existantes, à moyen terme, de définir des objectifs et des actions adéquates pour optimiser la consommation des ressources, pour réduire nos émissions à long terme. Virbac s’est par ailleurs attachée à développer un volet de formation et de sensibilisation dédié aux thématiques environnementales, que ce soit pour les personnes en poste, ou pour les nouveaux entrants. Les parties prenantes externes ont également été associées à la démarche, avec l’intégration de clauses environnementales dans les questionnaires d’évaluation des fournisseurs. Ces initiatives, en lien avec le déploiement d’audits sur un périmètre élargi de filiales (Mexique, Taïwan, États-Unis, Australie, Nouvelle Zélande, Uruguay, Vietnam et Chili) démontrent cette volonté de cohérence dans le déploiement d’une stratégie portée par le Groupe.

Consommation : énergie & ressources naturelles

ÉNERGIE

Depuis plusieurs années, Virbac s’emploie à baisser les consommations d’énergie et de ressources naturelles en menant des actions de remplacement de matériels (meilleur rendement), d’isolation thermique, d’optimisation de la climatisation et en mettant en place des indicateurs de consommation au plus près des utilisateurs finaux (meilleure maîtrise des dépenses d’énergie).
Pour l’ensemble des sites industriels dans le monde, que ce soit pour le choix des nouveaux équipements ou au travers de suivis permanents, Virbac cherche à prendre en compte les consommations en énergie en s’appuyant notamment sur les Meilleures techniques disponibles (MTD) applicables à son activité.

Quelques exemples de réalisation :

Virbac en France

  • Pour un volume d’activité identique, la réduction globale de la consommation d’électricité atteint près de 36% pour l’électricité, sur les dix dernières années.
  • Déploiement d’un Plan d’économie d’énergie (PEE) avec trois axes de gains potentiels : une meilleure gestion des températures (notamment pour le stockage des matières premières et des produits finis à Carros), la mise en place d’une unité de récupération de chaleur sur la station de traitement des eaux et enfin, la mise en place d’isolation complémentaire sur tous les circuits de vapeur.
  • Le démarrage, en novembre 2017, de l’unité de récupération de chaleur de la station de traitement des eaux de Carros a permis de réduire la consommation de gaz.

Virbac Australie

  • Sur le site de Penrith, une réduction d’environ 200 MWh par an a été constatée sur la consommation électrique (panneaux solaires et gestion optimisée des puissances appelées) et de 580 MWh sur la consommation de gaz (maintenance optimisée des chaudières industrielles).
  • Sur le site de Crookwell, la consommation d’électricité a, quant à elle, été divisée par deux. Réduire l’intensité énergétique de ses activités et de ses produits s’impose bien comme un levier de compétitivité en plaçant Virbac sur une trajectoire vertueuse, qui permettra consécutivement de réduire ses émissions globales de CO2.

EAUX

Virbac s’efforce également de baisser les consommations d’eau à volume d’activité équivalent par la mise en place de recyclage ou d’équipements de production de différentes qualités d’eaux répondant aux MTD. Ainsi, la réduction de consommation d’eau sur les sites français atteint près de 18% sur les dix dernières années.

Le Groupe intègre également à ses analyses le contexte environnemental des zones dans lesquelles il opère. Hormis le site d’Afrique du Sud qui est situé en zone de stress hydrique suivant les critères de la FAO (Food and agriculture organization) et du WRF (Water risk filter), aucun autre site de production du Groupe n’est situé dans une zone de stress hydrique identifiée comme telle.

Production : émissions, effluents & déchets

ÉMISSIONS

Compte tenu de la nature de son activité industrielle pharmaceutique (notamment les technologies confinantes), la société Virbac ne crée pas de nuisances visuelles, sonores ou olfactives.
Virbac se concentre donc sur les conséquences réelles de son activité, les émissions atmosphériques, les effluents ou les déchets issus de ses activités ou de ses produits en investissant de manière croissante dans le respect de l’environnement : prise en compte des impacts HSE dans la gestion des projets industriels, améliorations des performances environnementales des installations existantes… En outre, les principes du Groupe en matière d’environnement sont adaptés aux pays selon les différentes réglementations locales. Là encore, l’objectif est d’identifier les bonnes pratiques au sein des filiales à consolider dans une perspective Groupe.

Gaz à effets de Serre

Scope 1 & 2 : émissions directes et indirectes (consommation des sites industriels et GES liés aux fluides frigorigènes)

Actions

  • Optimisation des consommations d’énergie : calorifugeage des installations, système de récupération d’énergie sur la station de traitements des effluents des unités de production biologique (Carros), chaudière solaire pour l’eau chaude industrielle (Mexique).
  • Stabilité des émissions liées aux gaz réfrigérants (meilleure maîtrise des installations en Australie et en France).

Scope 3 : émissions issues du transport des produits finis

Actions

  • Nouveau mode de calcul pour fiabiliser les données des filiales selon les coefficients d’émissions donnés par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe, cf. site www.bilansges. ademe.fr). Une analyse fine des différents facteurs d’émissions, permettant d’adopter un mode de calcul adéquat sera déployé courant 2019.
  • Transport de produits finis : groupage de destinations.
  • Transport des salariés : navettes intersites/ navettes extérieur/sites, politiques incitatives pour limiter l’impact carbone des véhicules de société/fonctions, covoiturage, …etc.

EFFLUENTS

La gestion des eaux industrielles fait également l’objet d’une refonte des méthodes de calcul et de reporting. L’intégration de tous les sites industriels (Carros) ou la reprise d’activité de St. Louis aux États-Unis et du Mexique ont pu impacter les résultats des dernières années.
L’objectif est là encore de permettre une consolidation à l’échelle du Groupe des différentes initiatives portées localement, soumises à des cadres réglementaires spécifiques. Dans ce sens, la vigilance du Groupe se traduit par des directives conservatrices. Par exemple, de nombreux sites doivent récupérer et traiter une grande partie des rejets des eaux de fabrication, selon les normes afférentes aux déchets dangereux.
Des investissements réguliers sont par ailleurs engagés sur l’ensemble de nos installations pour traiter au mieux les eaux usées directement issues de nos activités, et celles issues des nettoyages des équipements. Notre objectif en la matière est de réduire la part de DCO (Demande chimique en oxygène) principal polluant de l’eau industrielle rejetée.

MATIÈRES UTILISÉES

Virbac s’engage à renforcer l’ajustement au plus près de ses consommations de principes actifs, d’excipients et d’articles de conditionnement pour éviter les déperditions de produits ou la multiplication d’emballages et conditionnements.

Les principales actions mises en oeuvre sont :

  • une gestion optimisée des approvisionnements pour limiter le stockage et les déplacements internes ;
  • une optimisation des flux et du cadencement des expéditions ;
  • une innovation portée, avec l’aide de nos fournisseurs stratégiques, vers la réduction des emballages et conditionnements ;
  • des déperditions minimisées à toutes les étapes du processus industriel.

Dans le cadre de son activité de fabrication de médicaments vétérinaires, Virbac fait usage de substances qui présentent des risques sanitaires, d’incendie et/ou d’explosion, d’émissions et de rejets polluants à différentes phases du processus d’élaboration et de commercialisation (R&D, fabrication, stockage, transport). Afin de limiter ces risques, qui peuvent causer des dommages aux personnes, aux biens et à l’environnement, le Groupe se conforme aux mesures de sécurité prescrites par les lois et les réglementations en vigueur, met en oeuvre les bonnes pratiques de fabrication et de laboratoire et s’assure de la formation de ses collaborateurs.
Les sites de fabrication et installations de recherche et développement de Virbac sont également régulièrement inspectés par les autorités compétentes.
Les emballages primaires, en contact avec le médicament, sont soumis à des normes strictes de qualité de l’industrie pharmaceutique qui limite l’utilisation des matériaux issus de filières de recyclage.
Virbac se concentre en revanche, dès le stade de la recherche et du développement, en partenariat avec ses fournisseurs, sur des principes d’éco-conception des conditionnements secondaires ou tertiaires (grammages optimisés, intégration de fibres recyclées sur certains conditionnements…).

DÉCHETS

Chez Virbac, les déchets sont de deux natures différentes : les déchets industriels banals et les déchets industriels dangereux.
Le Groupe s’attache en amont à réduire le volume des déchets produits, et en aval à optimiser le tri à la source avant de les envoyer dans des filières dédiées chargées de les valoriser ou de les recycler.

Déchets banals

  • En France, depuis 2003, Virbac contribue avec d’autres entreprises de la zone industrielle de Carros au déploiement d’un système de collecte optimisé des déchets banals (aluminium, fer, verre, carton, plastique, papier, autres) au travers de la démarche « Tri&Co ». 100% des déchets sont valorisés, ce qui ne nécessite pas d’enfouissement.
  • Mexique : installations de pré-conditionnement des déchets banals pour optimiser les volumes produits.
  • Sur le périmètre France, et avec l’aide d’une société spécialisée, est actuellement réalisée une étude visant à identifier les axes d’amélioration prioritaires en termes de réduction de volume de déchets d’une part, et de réduction des destructions, d’autre part.

Déchets industriels dangereux

En plus d’une recherche constante de maîtrise des volumes générés et de l’amélioration des collectes pour un traitement et une valorisation maximale, Virbac assure la traçabilité jusqu’à l’élimination de l’ensemble de ses déchets dangereux : emballages souillés, déchets de laboratoire, de production, médicamenteux, à risque infectieux et effluents chimiques (majoritairement incinérés donc valorisés thermiquement ou recyclés pour récupération des solvants).
La maîtrise des volumes de déchets commence également dès la phase de recherche et développement en pensant notamment au mode d’administration des traitements afin de limiter les déperditions et les résidus qui pourraient porter atteinte à l’environnement (cibler/optimiser les vaporisations par exemple).

OBJECTIFS & INDICATEURS

La maîtrise de l’énergie comme stratégie de Virbac se traduit par des objectifs chiffrés et ambitieux, issus des performances consolidées de l’ensemble des filiales. Il s’agit pour le Groupe de s’engager à réduire sa consommation, pour, à terme, parvenir à réduire ses émissions, effluents et l’ensemble des déchets issus de ses activités.

CONSOMMATION : GAZ, ÉLECTRICITÉ, EAU

Réduire la consommation d’énergie et d’eau à horizon 5 ans, objectif global décliné au travers d’initiatives sur l’ensemble des filiales

En 2018, la quantité d’énergie consommée (gaz) s’élève à 33 101 MWh.
En 2018, la quantité d’énergie consommée (électricité) s’élève à 50 060 MWh.

Contrôler le prélèvement d’eau

En 2018, le volume total d’eau prélevé par sources s’élève à 237 462 m3.


PRODUCTION : ÉMISSIONS, EFFLUENTS & DÉCHETS

Réduire les émissions de GES

Scope 1 & 2 : les émissions directes et indirectes (consommation en gaz et électricité des sites industriels et liés aux fluides frigorigènes) s’élèvent en 2018 à 23 681 tonnes équivalent CO2.
Scope 3 : les émissions issues du transport des produits finis s’élèvent à 16 927 tonnes, dont plus de la moitié sont attribuées au transport aérien.

Réduire l’intensité des gaz à effet de serre (tonnes de CO2/k€)
*Ratio entre les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre (scope 1) et la valeur ajoutée en milliers d’euros de chaque filiale (coûts main-d’oeuvre directe + coûts indirects de production).

En 2018, l’intensité des émissions directes et indirectes de GES s’élève à 180 tonnes de CO2/k€.

Limiter le volume d’eau rejetée (m3) et sa teneur en DCO

En 2018, le volume d’eau rejetée s’élève à 142 259 m3, dont 121 tonnes de DCO sur l’ensemble du périmètre du Groupe. Réduire la part globale des matières, dont la totalité des emballages mis sur le marché En 2018, la totalité des emballages mis sur le marché représente 4 682 tonnes.

Réduire la part globale des matières, dont la totalité des emballages mis sur le marché

En 2018, la totalité des emballages mis sur le marché représente 4 682 tonnes.

Contrôler la production de déchets banals et dangereux

En 2018, le volume de déchets banals s’élève à 2 270 tonnes.
En 2018, le volume de déchets industriels dangereux représente 2 966 tonnes à périmètre constant.