Shaping the future of animal health
Groupe Virbac

Rapport
annuel 2017

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Interview de Sébastien Huron
Président du directoire du groupe Virbac

La satisfaction des vétérinaires,
éleveurs et propriétaires d’animaux
est notre raison d’être.

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Des fondations solides au service de la santé animale

Quelle vision Virbac a-t-elle de son métier ?

Notre vision s’appuie sur une conviction profonde : nous, humains, faisons partie du règne animal. Prendre soin de la santé et du bien-être des animaux signifie protéger le vivant au sens large. Et c’est là une vraie responsabilité collective.

Comment cette responsabilité se traduit-elle en animaux de production ?

Avec le fort développement démographique des pays émergents, l’évolution du pouvoir d’achat et des modes d’alimentation à travers le monde, la consommation de protéines animales augmente. « Nourrir la planète » devient donc un enjeu majeur. C’est pourquoi nous continuons notre mobilisation en aquaculture, qui représente la première source de protéines animales dans le monde. La problématique de la qualité des productions animales étant également importante, nous poursuivons notre engagement en faveur de la recherche d’alternatives aux antibiotiques. Enfin, le maintien de la santé et du bien-être des vaches est au cœur de notre programme Target 150 partagé lors d’un symposium international avec les professionnels de l’élevage laitier.

Virbac entend aussi prendre soin des animaux de compagnie : promesse tenue en 2017 ?

Oui. Nous nous efforçons d’élargir le champ d’action de nos solutions de santé, en particulier dans le domaine de la prévention. La nutrition en est un pilier et a motivé les programmes de géo-extension de notre gamme de petfood physiologique et le lancement de notre nouvelle gamme diététique pour chiens et chats. En juin, Virbac a également obtenu une variation d’AMM pour la prolongation de la durée de protection jusqu’à trois ans de son vaccin Canigen CHPPi. Autre avancée : la mise à disposition des vétérinaires canins de Speed Reader, un analyseur de dosage de marqueurs sanguins permettant de tester cinq biomarqueurs chez le chien et le chat et ainsi faciliter le diagnostic. Du côté des traitements, nous proposons au Brésil le tout premier médicament vétérinaire enregistré traitant la leishmaniose canine, tout en participant activement aux actions d’éducation du gouvernement auprès du grand public.

La montée en puissance du numérique modifie-t-elle la relation avec les vétérinaires, éleveurs ou propriétaires ?

Les réseaux sociaux offrent une caisse de résonance sans précédent à nos campagnes de sensibilisation des propriétaires d’animaux domestiques, par exemple autour des comportements indésirables du chien en France, des alternatives à la castration chirurgicale en Australie ou du parasitisme en Espagne et en Italie. Le digital nous permet de nous rapprocher des propriétaires et de mieux répondre à leurs habitudes de consommation.

Sur le plan commercial, comment l’année 2017 s’est-elle déroulée ?

Sur les marchés européens, notre situation est globalement favorable. Le développement s’y trouve en particulier porté par le dynamisme des ventes au Royaume-Uni, en Italie, en Pologne et en Belgique. Les quelques difficultés rencontrées sur nos vaccins et la relative perte de compétitivité sur nos gammes d’antiparasitaires externes sont compensées par les croissances à deux chiffres de nos produits-phares, tel que notre implant contraceptif ou nouvelle gamme petfood.

Comment l’entreprise se saisit-elle du dynamisme des marchés émergents ?

Virbac affiche une croissance à deux chiffres en Chine, à la faveur d’un développement soutenu du marché et d’un changement de modèle de distribution qui optimise notre présence sur le territoire. Au Brésil, notre recentrage sur le marché bovin nous vaut une croissance à deux chiffres pour la deuxième année consécutive et une rentabilité en animaux de production multipliée par quatre au cours des deux derniers exercices. L’année 2017 nous a permis de saisir un grand nombre d’opportunités au Mexique et en Afrique du Sud, où nos taux de croissance restent élevés, comme au Chili.

Quelle est la situation de Virbac aux États-Unis ?

Le retour de nos produits, dont la reprise des parts de marché a été plus lente que prévu après plus de 18 mois d’absence, a naturellement engendré une reconstitution des stocks aux différents niveaux de la chaîne de distribution générant un surplus de ventes d’environ 25 millions $ sur l’année 2016. Conséquence : une forte baisse de notre chiffre d’affaires sur l’exercice 2017. Aujourd’hui, même si nos stocks chez les distributeurs sont en grande partie normalisés, en dehors des gammes antiparasitaires, nous avons encore besoin de temps pour retrouver nos parts de marché historiques.

Et au plan industriel ?

Nous avons réalisé le transfert de production de notre antiparasitaire Sentinel Spectrum sur le site américain de St. Louis ce qui devrait permettre de mieux absorber certains coûts fixes de l’usine. Le plan Biologie, déployé en France depuis juin 2017, vise par ailleurs à accroître notre niveau de maîtrise des procédés industriels pour la production des vaccins, dans un contexte de renforcement constant des requis réglementaires.

Comment l’année 2018 se présente-t-elle ?

Nous tablons sur une progression modérée de nos activités. Les perspectives restent bonnes en Europe et prometteuses au sein des zones Asie-Pacifique et Amérique latine, en particulier dans les pays émergents. Aux États-Unis, le lancement d’Iverhart Max soft chew, comprimé antiparasitaire appétent contre la maladie canine des vers du cœur, et le retour de plusieurs produits d’ici fin 2018 devraient générer un volume d’affaires supérieur à celui de 2017. Au plan financier, notre taux de rentabilité opérationnelle devrait gagner environ un demi-point, à taux de change constants. La vigilance relative à nos investissements et à l’évolution de notre besoin en fonds de roulement devrait permettre de poursuivre le désendettement du Groupe à taux de change constants.

Comment voyez-vous se profiler l’avenir à plus long terme ?

La confiance est de mise. Les opportunités de croissance ne manquent pas pour Virbac, en particulier en animaux de production, puisque nous sommes présents dans moins de 50% des marchés au niveau mondial. Concernant les animaux de compagnie, des perspectives de développement sont attendues avec notamment la volonté de créer des marques fortes et la mise en place de nouveaux modèles de distribution dans certains pays. Sur ces deux marchés, nous préparons l’avenir via la géo-extension de nos gammes, des investissements R&D et des projets d’accords de licensing. Notre expansion se poursuit bien sûr en adéquation avec notre politique de développement durable qui place nos collaborateurs au cœur des organisations.

C’est-à-dire ?

La satisfaction des vétérinaires, éleveurs et propriétaires d’animaux est notre raison d’être. Mais nous en sommes convaincus : il ne saurait y avoir de clients heureux sans employés épanouis et engagés. À ce titre, je souhaitais remercier, au nom du directoire, l’ensemble de nos équipes partout dans le monde. Nous nous efforçons de leur offrir la possibilité d’évoluer dans un environnement où chacun peut prendre des initiatives et s’aventurer hors des sentiers battus, pour que Virbac demeure une entreprise agile et innovante, où règnent la convivialité, l’esprit d’équipe et la coopération au service de la santé animale.

Lettre ouverte d’Éric Marée
Président du directoire 2000-2017

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56%
Animaux de
compagnie
862 M€
44%
Animaux de
production
CHIFFRES D’AFFAIRES
2017

Répartition du chiffre d'affaires par zone

Répartition CA mondialRépartition CA mondialEuropeAmérique latineAmérique du nordAsiePacifiqueAfrique & Moyen-Orient

Finance : des bases stables pour préparer l’avenir

Habib Ramdani
Habib Ramdani,
directeur des Affaires Financières

En 2017, Virbac continue à renforcer son assise sur plusieurs segments de marché, à la faveur d’une croissance des ventes de 3,6% à taux constants hors États-Unis, zone dans laquelle les performances ont été en retrait. En animaux de compagnie, nos produits de spécialités, souvent positionnés pour répondre à des besoins non satisfaits, poursuivent leur forte progression. Notamment le déploiement géographique de notre nouvelle gamme petfood physiologique et diététique s’intensifie, encouragé par les retours très positifs des vétérinaires et propriétaires et la forte croissance des ventes dans les pays déjà couverts. En aquaculture, après une année 2016 difficile, Virbac, dans le trio de tête au plan mondial, affiche une forte hausse d’activité en 2017 que ce soit sur les poissons d’eau chaude, essentiellement en Asie, ou sur les poissons d’eau froide au Chili. Enfin, la croissance à deux chiffres est de nouveau au rendez-vous pour les vaccins destinés aux animaux de production dans de nombreux pays.

Sur le plan financier, l’année 2017 se situe comme attendu à un niveau global proche de celui de 2016, à la fois en chiffre d’affaires et pour le résultat opérationnel. Cette stabilité masque une nette accélération de nos investissements R&D, un marqueur fort de notre volonté de continuer à investir. Aidé par une configuration favorable des taux de change, le Groupe poursuit par ailleurs son désendettement. C’est une priorité pour Virbac. Elle nous permettra de retrouver de la flexibilité financière pour envisager des opérations de croissance externe, en complément des efforts R&D, et préparer ainsi les prochaines décennies.

Chiffres clés

(en millions d'euros)

à taux de change et périmètre constants (en %)

(en millions d'euros)

(en millions d'euros)

(en millions d'euros)

(en millions d'euros)
*Retraité de l'impact IFRIC 21

(en millions d'euros)
*Retraité de l'impact IFRIC 21

(en millions d'euros)

Innover ensemble au service de la santé animale

Jean-Pascal Marc
Jean-Pascal Marc,
directeur Innovation Produits Groupe

L’innovation est le moteur clé de l’entreprise pour concevoir les médicaments de demain et renforcer l’efficacité des produits d’aujourd’hui. Virbac dispose d’expertises technologiques en formulation, procédés biologiques et réglementaires lui permettant de développer des médicaments et vaccins à forte valeur ajoutée. En 2017, le Groupe a maintenu ses efforts de recherche et développement et ainsi obtenu l'enregistrement aux États-Unis d’un nouveau chew au sein de notre gamme antiparasitaire pour chiens destinée à prévenir la dirofilariose. Au-delà des avancées technologiques, nous analysons régulièrement les tendances sociétales et réglementaires mais aussi les besoins non couverts ou émergents des vétérinaires, éleveurs et propriétaires d’animaux, auxquels nous portons une attention toute particulière pour offrir des solutions adaptées à leurs attentes futures.

Enfin, notre approche est mondiale, aussi bien dans le domaine des animaux de compagnie, marché relativement uniforme, que dans celui des ruminants auxquels nous dédions des portefeuilles de produits régionaux adaptés aux spécificités des modes d’élevage et des pathologies de chaque zone. L’innovation est soutenue par les synergies et l’ouverture : les équipes innovation Virbac collaborent étroitement entre elles et développent aussi des partenariats externes avec des universités et laboratoires de recherche. Plusieurs accords de licences ont notamment été établis en 2017 avec des plateformes technologiques vaccinales.

Les spécificités des chats encore mieux prises en compte

Les chats sont des animaux de compagnie de plus en plus populaires. Ils sont en revanche moins médicalisés que les chiens car notamment plus sujets au stress lors des consultations vétérinaires. Virbac développe à leur intention une approche spécifique tout au long du développement des produits basée sur l’observation de leurs comportements et de leurs besoins.

Australie : lutter contre le parasitisme ovin

En Australie, les éleveurs de moutons sont confrontés à deux préoccupations majeures : la propagation des parasites dans les élevages et le développement de résistances de ces parasites. Depuis septembre 2017, Virbac leur propose une nouvelle solution antiparasitaire orale à base de trois molécules aux mécanismes d’action différents (levamisole, albendazole et moxidectine) et offrant des synergies. Cette combinaison originale a été développée par les équipes de Virbac Australie. En parallèle, Virbac poursuit ses actions de sensibilisation à la prévention et d’accompagnement des éleveurs et vétérinaires dans la mise en place de programmes antiparasitaires.

Brucellose : Virbac s’engage contre les zoonoses

La brucellose touche principalement les petits ruminants des pays émergents, provoquant notamment des avortements chez les brebis et les chèvres. Elle menace également l’homme par contact avec l’animal ou via ses productions, le lait étant un vecteur possible de contamination. Virbac effectue des travaux de recherche pour le développement d’un vaccin nouvelle génération plus efficace et plus sûr contre cette maladie. Les premiers résultats de cette recherche ont été reconnus en 2017 par une récompense décernée par l’organisation Global alliance for livestock veterinary medicines (Galvmed).

États-Unis : une innovation galénique contre la dirofilariose

La dirofilariose est une maladie cardiaque canine aux effets long terme potentiellement graves. Elle constitue une menace largement répandue aux États-Unis. Fin 2017, Virbac a obtenu auprès de la Food and drug administration (FDA) l’autorisation de mise sur le marché pour un produit antiparasitaire pour chiens à base d’ivermectine. Sa formulation s’assortit d’une innovation galénique : un chew à la saveur bacon très appétente. Cette solution contre la maladie des vers du cœur devrait être mise à disposition des vétérinaires et propriétaires d’animaux courant 2018 sur le territoire américain.

Part des investissements RDL dans le chiffre d’affaires Virbac en 2017

L'activité industrielle face à un enjeu de compétitivité

Marc Bistuer
Marc Bistuer,
directeur des Opérations Industrielles
et Assurance Qualité Groupe

L’effort de conformité réglementaire déployé depuis plusieurs années a porté ses fruits. Les plus hauts standards qualité sont aujourd’hui installés et certifiés au sein de nos usines.
L’enjeu pour nos sites industriels est désormais celui de la compétitivité.
En interne comme au travers de nos partenaires extérieurs, la priorité va à l’optimisation des coûts de production.

C’est dans cette perspective que l’organisation MSAT (Manufacturing science and technology) a été mise en place en 2017 avec un périmètre Groupe et deux entités distinctes sur l’activité pharmaceutique et biologique. Il s’agit d’installer la maîtrise opérationnelle des procédés de production dans ces deux domaines pour les rendre plus robustes et reproductibles, donc plus compétitifs. L’équipe MSAT est ainsi intervenue en cours d’année sur nos principaux sites. À Carros, un important travail a été entrepris sur la production des injectables, ainsi que sur celle des pipettes et des vaccins. Sur le site australien Peptech, une augmentation de capacité a permis de sécuriser la fabrication de l’un de nos produits-phares. Enfin, au Chili, une équipe a été mobilisée en vue d’accroître la productivité des ateliers dédiés aux vaccins pour saumons.

Alliance management : la production externalisée sous contrôle

Make or buy ? La question est désormais tranchée dans le cadre de tout projet d’innovation produits de manière plus coordonnée entre la Production, la R&D et les Achats. Plus d’un tiers des produits commercialisés par Virbac sont fabriqués auprès de façonniers. Pour renforcer la maîtrise des processus d’externalisation de la production, une nouvelle méthodologie d’alliance management a été déployée en septembre 2017. Identification et sélection des fournisseurs, négociation, transfert industriel, développement ou gestion de la relation : ces étapes sont désormais normées suivant un référentiel partagé, avec en ligne de mire, plus de conformité, compétitivité et des partenaires mieux choisis et suivis.

Virbac quality academy : pour une culture qualité partagée

Dans un contexte de pression sociétale et réglementaire croissante, asseoir la confiance des vétérinaires, éleveurs et propriétaires dans les produits Virbac est un enjeu majeur auquel l’ensemble des collaborateurs doivent être sensibilisés. Premières briques de la Virbac quality academy : deux modules de formation en ligne lancés en septembre 2017 sur les enjeux de la qualité et la stratégie Virbac dans ce domaine. Fort d’un taux de 90% de collaborateurs certifiés en France fin 2017, le dispositif sera étendu au reste du monde en 2018. De nouveaux modules suivront aussi, notamment sur la gestion des risques qualité ou la sensibilisation à l’intégrité des données en matière de Bonnes pratiques de fabrication.

Plan Biologie : optimiser la production des vaccins

Lancé en juin 2017 sur le site de Carros, le plan Biologie vise à accroître la sécurisation de la fabrication des vaccins pour animaux de compagnie. Ce plan fait suite aux interruptions de production et ruptures de stocks enregistrées entre 2015 et 2017 et au renforcement des contraintes réglementaires en matière d’assurance qualité. Au total, douze initiatives ont été sélectionnées et sont en cours de déploiement avec le concours transverse de plusieurs départements (R&D, Production, Qualité, MSAT). Objectifs : améliorer les procédés de fabrication et élever le niveau de conformité des dossiers de validation.

Fabrication produits Virbac

La santé animale au cœur des écosystèmes

Sébastien Huron
Sébastien Huron,
président du directoire

L’homme évolue au cœur d’un écosystème interdépendant. Chez Virbac, nous travaillons au service de cette réalité, à travers notre contribution à la santé animale. Un engagement qui s’inscrit dans la durée et se décline au niveau planétaire.

Notre préoccupation pour le bien-être animal rejoint un changement sociétal fort dans beaucoup de pays. Les propriétaires de chiens et chats considèrent de plus en plus leurs animaux de compagnie comme des membres de la famille à part entière. Conscients de cette évolution, nous concentrons nos efforts depuis plusieurs années sur la mise à disposition de gammes de diagnostic, prévention et traitement, autant de solutions qui permettent d’allonger et d’embellir la vie des animaux de compagnie, préservant ainsi la qualité de la relation entre l’animal et le propriétaire.

Enfin, la croissance exponentielle de la population mondiale ces dernières années est un enjeu majeur. La Terre compte en moyenne 1 milliard d’individus de plus tous les 12 ans, qu’il faut nourrir. Parallèlement, la croissance des classes moyennes favorise la consommation de viande et de lait. L’approche Virbac, qui inclut une utilisation raisonnée du médicament vétérinaire et le développement de la médecine préventive, est clé pour aider les éleveurs à améliorer à la fois la qualité et la quantité des productions animales.

Target 150 : engagés auprès des professionnels de l’élevage laitier

La demande mondiale croissante de protéines animales exige une productivité et une qualité accrues des productions laitières. Forte de cette conviction, Virbac a créé un programme dédié : Target 150. Il vise à apporter des réponses globales à la question des 150 jours critiques du cycle de production laitière, en intégrant la nutrition, la reproduction, la santé et la qualité de vie des animaux. Dans ce but, le deuxième Virbac Dairy Symposium, organisé en septembre en Colombie, a permis de contribuer au renforcement des compétences d’une centaine d’experts et de vétérinaires du monde entier et au partage des technologies de demain.

Leishmaniose canine : la lutte s’intensifie

La leishmaniose est transmise aux hommes comme aux animaux par la piqûre d’un phlébotome infecté par un protozoaire du genre Leishmania. Avec une expertise de 20 ans, Virbac a développé une gamme de solutions de diagnostic, prévention et traitement de cette maladie. Sa participation au 6e congrès mondial WordLeish, à Tolède en mai 2017, lui a permis de partager ses dernières actualités scientifiques lors d’un workshop réunissant une quarantaine d’experts mondiaux. Entre autres, la mise à disposition des praticiens canins brésiliens du premier traitement vétérinaire enregistré, associé à une vaste campagne de sensibilisation du grand public.

Plus proche des propriétaires d’animaux grâce au digital

En 2017, Virbac multiplie les initiatives digitales et optimise l’accompagnement offert aux propriétaires d’animaux de compagnie. Quatre campagnes de sensibilisation investissent ainsi les réseaux sociaux sur la nutrition des carnivores en Finlande, les comportements indésirables du chien en France, les alternatives à la castration chirurgicale en Australie et le parasitisme en Espagne. Plébiscitée par les propriétaires de chiens et chats soucieux de santé nutritionnelle pour leur animal, la gamme Veterinary HPM est désormais rendue plus accessible via plusieurs webshops au Japon, en Italie et en Allemagne, qui, en collaboration avec les vétérinaires, permettent un mode plus flexible de livraison à domicile.

+ de 3 millions de vues en quatre mois sur Facebook et YouTube

Vivre une aventure humaine en pleine révolution digitale

Francesca Cortella
Francesca Cortella,
directeur des Ressources Humaines
Groupe

La satisfaction des attentes des vétérinaires, éleveurs et propriétaires d’animaux implique l’engagement de tous nos collaborateurs. Virbac met en œuvre les moyens pour que cet engagement s’exprime. En résulte une expérience humaine unique. La mobilité interne entre métiers et pays, les plans individuels de formation et au-delà, la capacité offerte à chacun d’entreprendre et d’innover sont autant de raisons de rejoindre Virbac et d’y rester.

Accueillir de nouveaux talents, développer nos collaborateurs et les fidéliser dans la durée : telles sont les trois priorités de notre approche RH, déclinées à travers plusieurs actions sur l’année 2017. Pour renforcer notre attractivité en tant qu’employeur, nous rendons nos offres d’emploi plus visibles sur les réseaux sociaux. En matière de développement individuel, nous multiplions les cursus de formation blended. Dernier en date : le programme dédié aux nouveaux managers, en pilote dans trois pays. Avec e-Perf, plateforme en ligne dédiée au suivi des processus managériaux et notre communauté RH axée sur le partage des bonnes pratiques, nous nous attachons à construire des partenariats solides entre managers et collaborateurs.

e-Perf : harmoniser les processus RH au niveau Groupe

C’est une première : jamais un outil RH chez Virbac n’avait couvert autant de pays ! Avec e-Perf, application web dédiée au suivi de la performance des collaborateurs, c’est désormais chose faite. Déployée dans 31 pays, cette plateforme constitue la première étape de la digitalisation des processus RH. Après la description de fonction et l’entretien annuel en 2017, d’autres fonctions suivront dès 2018, notamment la fixation des objectifs et l’entretien de développement.

Managers : des formations encore plus qualitatives

Homogénéiser les pratiques managériales au niveau mondial. C’est l’objectif du parcours de formation « Manager chez Virbac » qui accompagne tout nouveau manager sur six mois, dès sa prise de poste. Avec la plateforme de formation Virbac Learn, la France, l’Australie et les États-Unis testent en 2017 ce nouveau programme alternant sessions présentielles et formations en ligne, depuis un PC ou un smartphone. Cette digitalisation permet un supplément d’interactivité et d’attractivité. Le programme intègre ainsi un système de gaming, permettant aux collaborateurs de se mesurer à leurs collègues via des quiz.

Fédérer les équipes grâce aux échanges internationaux

Cap sur la transversalité et la collaboration internationale en 2017. Avec sa nouvelle politique de short-term assignment, Virbac permet aux collaborateurs qui le souhaitent d’expérimenter la mobilité interne de courte durée. Si la fonction s’y prête et en lien avec les enjeux business, le demandeur peut être placé en immersion dans une autre filiale du Groupe pour une mission temporaire de 3 à 12 mois. De quoi découvrir de nouvelles méthodes de travail, explorer une culture différente et côtoyer les équipes avec lesquelles il travaille habituellement à distance. Ce programme favorise ainsi une logique « one team » particulièrement bénéfique pour les projets à fort impact pour le Groupe.

e-perf, 1 plateforme, 31 pays

Sponsoring voile : un final en beauté

Une page se tourne

Le contrat entre Jean-Pierre Dick et Virbac est venu à échéance fin 2017. Le besoin de renouveau et les limitations désormais imposées par la loi conduisent Virbac à mettre fin à ce partenariat, qui aura magnifiquement valorisé la profession vétérinaire sur toutes les mers du Globe. En 17 années, Jean-Pierre, vétérinaire de formation et fils du fondateur de Virbac, aura construit l’un des plus beaux palmarès de la voile française. Avec cinq victoires majeures sur le circuit Imoca à son actif, le skipper clôt son parcours en mer par une victoire dans la Transat Jacques Vabre 2017. Il décroche ainsi son 4e titre sur la Route du Café en duo avec Yann Elies, auquel il transmet la barre de son bateau.

Vendée Globe : le tour du monde en 80 jours

Le 25 janvier 2017, Jean-Pierre Dick bouclait son 3e Vendée Globe et franchissait la ligne d’arrivée en 4e position aux Sables d’Olonne, après 80 jours, 1 heure et 45 minutes de course. Ce faisant, Jean-Pierre devenait, avec Armel Le Cléac’h, le seul skipper à avoir terminé trois Vendée Globe. Cette aventure hors du commun a été vécue aux commandes de StMichel-Virbac, un « bateau volant » équipé de foils, qui autorisent des gains de vitesse spectaculaires. Physiquement bien préparé, Jean-Pierre Dick a su décrypter au mieux les données de routage pour ses choix de trajectoires et jouer sur les détails de réglages. Il est devenu l’un des cinq navigateurs en solitaire les plus rapides autour du monde.

StMichel-Virbac fait escale à Nice

Le calendrier sportif de StMichel-Virbac était intensif en 2017. Mais entre l’arrivée du Vendée Globe après 51 591 km autour du monde, le check-up complet du monocoque qui a suivi et son retour à l’entraînement, le bateau a fait escale trois semaines dans le port de Nice. Le programme à quai s’est réparti entre les différents partenaires du bateau et pour Virbac, l’opportunité s’est présentée d’organiser des navigations privées et découvertes du monocoque. Les collaborateurs Virbac n’ont évidemment pas été en reste. Ces derniers ont pu visiter le bateau sur le quai Riboty et participer à un jeu-concours permettant de gagner des navigations. Un émouvant épilogue après 17 années de passion partagée.

Une gouvernance équilibrée au service
du développement du Groupe

La gouvernance de Virbac repose sur des principes qui contribuent à maintenir l’équilibre nécessaire à la performance et au bon développement du Groupe.

Séparation des pouvoirs et collégialité
Depuis 1992, Virbac a adopté une séparation entre les fonctions de direction stratégique et opérationnelle exercées par le directoire, et le contrôle de cette gestion dévolu au conseil de surveillance. Cette organisation répond au souhait d’équilibre des pouvoirs entre les fonctions exécutives et de supervision. Elle implique un dialogue régulier et efficace entre le directoire et le conseil de surveillance ainsi qu’une confiance mutuelle.
La collégialité est un principe d’organisation clé de la gouvernance de Virbac. Le fonctionnement de ses deux organes sociaux, conseil de surveillance et directoire, repose sur la recherche d’une position partagée par leurs membres respectifs et sur une prise de décision collective, résultat d’un véritable travail d’équipe.

Des dirigeants engagés et expérimentés
La gouvernance de Virbac s’appuie sur des organes sociaux resserrés, composés de personnes fortement et durablement engagées. Leur expérience professionnelle couvre de nombreux aspects de la gestion courante d’un grand groupe international. Tous les membres du conseil de surveillance, à l’exception d’un, sont des dirigeants d’entreprise ayant une longue expérience de la gestion opérationnelle. L’engagement des dirigeants de Virbac, qu’il s’agisse des membres du conseil de surveillance ou des membres du directoire, repose sur une implication dans la durée, au service de la stratégie à long terme du Groupe. Par ailleurs, l’implication des membres du conseil de surveillance et du censeur de Virbac ne se limite pas à leur participation active au cours des débats formels du conseil. Elle prend également la forme d’échanges informels réguliers et de réunions ad hoc ponctuelles lorsque les circonstances l’exigent.

Une gouvernance en constante amélioration
Virbac suit les recommandations du Code de gouvernement d’entreprise Afep-Medef. Le Groupe continue à améliorer ses pratiques de gouvernance. Dans certains cas, il dépasse les objectifs fixés par le Code Afep-Medef, notamment en ce qui concerne la représentation entre les femmes et les hommes, le conseil étant composé de trois femmes et de trois hommes.

Le directoire

Le directoireLe directoire

Sa mission est d’assurer la direction stratégique et opérationnelle du groupe Virbac. Il est composé de quatre membres qui collaborent étroitement et prennent leurs décisions de manière collégiale. Ce fonctionnement favorise la réflexion commune et la recherche d’un consensus.

Que ce soit pour la vision long terme ou les besoins opérationnels, les échanges entre les membres du directoire sont fréquents et ne se limitent pas aux réunions formelles du directoire. Cette organisation flexible permet d’atteindre un niveau de réactivité élevé dans la prise de décisions stratégiques.

Le directoire rend compte de ses travaux au conseil de surveillance et soumet à son approbation formelle toute opération stratégique du Groupe.

Il s’appuie dans ses travaux sur un dialogue régulier avec les membres du comité stratégique. Outre les membres du directoire, ce dernier regroupe les neuf directeurs fonctionnels et les cinq directeurs de zone du Groupe.

Le conseil de surveillance

Il assure le contrôle permanent de la gestion du directoire, l’examen régulier des comptes et de tous les projets et investissements significatifs. Le conseil de surveillance est composé de six membres dont trois membres indépendants :

  • Marie-Hélène Dick
    Marie-Hélène Dick
    présidente
  • Pierre Madelpuech
    Pierre Madelpuech
    vice-président
  • Solène Madelpuech
    Solène Madelpuech
    membre
  • Olivier Bohuon
    Olivier Bohuon
    membre indépendant
  • Philippe Capron
    Philippe Capron
    membre indépendant
  • Grita Loebsack
    Grita Loebsack
    représentant permanent de la société Galix Conseils, membre indépendant
  • Xavier Yon
    Xavier Yon
    représentant permanent de la société Xavier Yon Consulting Unipessoal Lda, censeur

Le conseil de surveillance s’appuie dans ses travaux sur deux comités spécialisés, le comité d’audit et le comité des rémunérations. Il est assisté d’un censeur, Xavier Yon, qui dispose d’une voix consultative.

COMITÉ D’AUDIT
Le comité d'audit est chargé :

  • de s'assurer du suivi du processus d’élaboration de l’information financière ;
  • de s'assurer de l'existence et de l'efficacité des systèmes de contrôle interne et de gestion des risques ;
  • d’émettre une recommandation sur les commissaires aux comptes proposés à la désignation par l’assemblée générale ;
  • du suivi de la réalisation par les commissaires aux comptes de leur mission ;
  • de s’assurer du respect par les commissaires aux comptes des conditions d'indépendance ;
  • d’approuver la fourniture par les commissaires aux comptes de services non interdits autres que la certification des comptes ;
  • de rendre compte au conseil de surveillance de l’exercice de ses missions.

Il est constitué de Philippe Capron, président, Olivier Bohuon et Pierre Madelpuech.

COMITÉ DES RÉMUNÉRATIONS
Le comité des rémunérations a pour principales missions de :

  • de formuler des recommandations et propositions concernant la rémunération des membres du directoire ;
  • d’être informé de la politique générale des ressources humaines du Groupe et plus spécifiquement la politique de rémunération des principaux dirigeants du Groupe ;
  • d’examiner les propositions et conditions d’attribution des plans d’actions de performance ;
  • de formuler des propositions concernant les montants des jetons de présence des membres du conseil de surveillance.

Il est constitué de Marie-Hélène Dick, présidente, Olivier Bohuon et Grita Loebsack.

CENSEUR
Xavier Yon, représentant permanent de la société Xavier Yon Consulting Unipessoal Lda.

COMMISSAIRES AUX COMPTES
La société Deloitte & Associés, représentée par Vincent Gros.
La société Novances-David & Associés, représentée par Jean-Pierre Giraud.

Développement durable

Culture d’entreprise, responsabilité économique et sociale, citoyenneté, environnement :
depuis 50 ans, Virbac poursuit une politique qui s’inscrit dans la durée.

Actions
de la fondation
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Rapport financier

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