Préserver l’environnement

La protection de l’environnement est un enjeu croissant et prioritaire pour le groupe Virbac. Au-delà des initiatives déployées à l’échelle des différentes filiales, notre ambition réside dans une réduction volontariste de l’empreinte environnementale de l’ensemble de nos activités et de nos produits. 


UNE GOUVERNANCE ET UNE POLITIQUE ENVIRONNEMENT GROUPE

D’un point de vue organisationnel, la création d’une direction HSE Monde, rattachée à la présidence, accompagne cette trajectoire. L’une des initiatives portée par cette direction concerne le recadrage du périmètre et des méthodes de reporting, préalable pour permettre de disposer d’une visibilité globale sur l’exposition aux risques d’atteinte à l’environnement à l’échelle du Groupe.

Virbac s’est par ailleurs attaché à développer un volet de formation et de sensibilisation dédié aux thématiques environnementales, que ce soit pour les personnes en poste, ou pour les nouveaux entrants. Les parties prenantes externes ont également été associées à la démarche, avec l’intégration de clauses environnementales dans les questionnaires d’évaluation des fournisseurs. Ces initiatives, en lien avec le déploiement d’audits sur un périmètre élargi de filiales (Mexique, Taïwan, États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande, Uruguay, Vietnam et Chili) démontrent cette volonté de cohérence dans le déploiement d’une stratégie portée par le Groupe.

UTILISATION DURABLE DES RESSOURCES

Dans un contexte de recherche d’optimisation des ressources que nous employons, nous cherchons à maîtriser les consommations d’énergie, d’eau, et de matière entrant dans nos processus de fabrication.

NOS OBJECTIFS CLÉS

  • réduire de 5% les consommations d’énergie d’ici à 2025.
  • contrôler le prélèvement d’eau.
  • réduire la part globale des matières dont la totalité des emballages mis sur le marché.

NOS PLANS D’ACTIONS

Énergie

Depuis plusieurs années, Virbac s’emploie à baisser les consommations d’énergie en menant des actions de remplacement de matériels pour un meilleur rendement, d’isolation thermique et d’optimisation de la climatisation. Nous avons aussi instauré des indicateurs de consommation au plus près des utilisateurs finaux pour une meilleure maîtrise des dépenses d’énergie. Dans l’ensemble de nos sites industriels à travers le monde, nous cherchons à prendre en compte les consommations d’énergie en nous appuyant sur les Meilleures techniques disponibles (MTD) applicables à notre activité, que ce soit pour le choix des nouveaux équipements ou au travers de suivis permanents.
Quelques exemples de réalisation : 

Virbac en France

Nous avons déployé un Plan d'économie d'énergie (PEE) comportant trois axes principaux : la meilleure gestion des températures, notamment pour le stockage des matières premières et des produits finis à Carros, la mise en place d’une unité de récupération de chaleur sur la station de traitement des eaux et enfin, la mise en place d’isolation complémentaire sur tous les circuits de vapeur.

Sur les sites industriels de Carros, nous avons implémenté cette démarche dans le cadre d’un plan performance industrielle, qui nous a permis de réduire de 9% la consommation du site de la 13e rue.  Par ailleurs, le démarrage, en novembre 2017, de l’unité de récupération de chaleur de la station de traitement des eaux de Carros à permis de réduire notre consommation de gaz. A travers ces différents projets, nous avons réduit notre consommation d’électricité de 37% sur les onze dernières années. 

Virbac en Australie

Grâce à la mise en place de panneaux solaires et une gestion optimisée des puissances appelées, les sites Australiens de Penrith et Crockwell ont réduit de 28% leurs consommations électriques en sept ans. La consommation de gaz a, elle aussi, été réduite sur cette même période de 32% avec la mise en place d'un plan de maintenance optimisé sur les chaudières industrielles.

Réduire l’intensité énergétique de ses activités et de ses produits s’impose bien comme un levier de compétitivité en plaçant Virbac sur une trajectoire vertueuse, qui permettra consécutivement de réduire ses émissions globales de CO2.

Eau

Virbac s’efforce également de baisser les consommations d’eau à volume d’activité équivalent par la mise en place de recyclage ou d’équipements de production de différentes qualités d’eau répondant aux MTD. Ainsi, la réduction de consommation d’eau sur les sites français (qui représentent plus de 50% de la production du Groupe) atteint près de 12% sur les onze dernières années. 

Nous intégrons dans nos analyses, le contexte environnemental des zones dans lesquelles nous opérons. Hormis le site d’Afrique du Sud qui est situé en zone de stress hydrique suivant les critères de la FAO (Food and agriculture organization) et du WRF (Water risk filter), aucun autre site de production du Groupe n’est situé dans une zone de stress hydrique identifiée comme telle.

Matières premières et emballages

Toujours dans l’optique d’une utilisation durable des ressources, nous nous engageons à renforcer l’ajustement au plus près de nos consommations de principes actifs, d’excipients et d’articles de conditionnement, et ainsi d’éviter les déperditions de produits ou la multiplication d’emballages et de conditionnements. 

Nous avons aussi donné une nouvelle impulsion, avec l’aide de nos fournisseurs stratégiques, vers une innovation capable de réduire les emballages et conditionnements. Cela passe par une gestion optimisée des approvisionnements pour limiter le stockage et les déplacements internes. Nous avançons aussi sur une optimisation des flux et du cadencement des expéditions. Enfin, nous avons lancé un projet pour minimiser les déperditions à toutes les étapes du processus industriel. 

Les emballages primaires, en contact avec le médicament, sont soumis à des normes strictes de qualité de l’industrie pharmaceutique qui limite l’utilisation des matériaux issus de filières de recyclage. Nous nous concentrons en revanche sur des principes d’éco-conception des conditionnements secondaires ou tertiaires, dès le stade de la recherche et du développement, en partenariat avec nos fournisseurs. Cette mobilisation nous a permis de réduire l’emballage de 40% sur les nouveaux aliments animaux de compagnie, ou encore d’utiliser des matériaux recyclés pour 100% des cartons de suremballage utilisés sur le principal site de production France.

NOS RÉSULTATS

Indicateurs de performance  2018 2019
Gaz consommé (MWh) 33 101 32 515
Électricité consommée (MWh) 50 060 47 176
Eau prélevée par source (m3) 237 46 234 691
Volume d’emballages mis sur le marché (tonnes) 4 682 4 555

Suite aux différents plans d’actions menés sur plusieurs sites industriels, notamment en France sur le site de Carros, la quantité de gaz baisse très légèrement (-2%) mais de manière plus significative pour l’électricité avec -6%, le total des consommations d’énergie ramené à l’activité baisse ainsi de 5%.

Suite à des actions d’optimisation de nettoyage des équipements de production sur le site de St. Louis aux États-Unis (-19%) et de Guadalajara au Mexique (-29%), la consommation d’eau du Groupe baisse légèrement.

REJETS DANS L’ENVIRONNEMENT

Dans le cadre de son activité de fabrication de médicaments vétérinaires, Virbac fait usage de substances qui présentent des risques sanitaires, d’incendie et/ou d’explosion, d’émissions et de rejets polluants à différentes phases du processus d’élaboration et de commercialisation de la R&D à la fabrication en passant par le stockage et le transport.

Afin de limiter ces risques, qui peuvent causer des dommages aux personnes, aux biens et à l’environnement, le Groupe se conforme aux mesures de sécurité prescrites par les lois et les réglementations en vigueur, met en œuvre les bonnes pratiques de fabrication et de laboratoire et s’assure de la formation de ses collaborateurs. Les sites de fabrication et installations de recherche et développement de Virbac sont également régulièrement inspectés par les autorités compétentes. 

Compte tenu de la nature de son activité industrielle pharmaceutique (notamment les technologies confinantes), la société Virbac ne crée pas de nuisances visuelles, sonores ou olfactives. Nous nous concentrons donc sur les conséquences réelles de notre activité, les émissions atmosphériques, les effluents ou les déchets dangereux issus de nos activités ou de nos produits en investissant de manière croissante dans le respect de l’environnement : prise en compte des impacts HSE dans la gestion des projets industriels, améliorations des performances environnementales des installations existantes, etc.

En outre, les principes du Groupe en matière d’environnement sont adaptés aux pays selon les différentes réglementations locales. Là encore, l’objectif est d’identifier les bonnes pratiques au sein des filiales à consolider dans une perspective Groupe.

NOS OBJECTIFS CLÉS

  • limiter le volume d’eau rejetée et sa teneur en DCO (Demande chimique en oxygène).
  • réduire de 5% la quantité totale de déchets générés d’ici à 2025.

NOS PLANS D’ACTIONS

Effluents

Pour les effluents comme pour les autres rejets dans l’environnement, nous avons pour but de faciliter la consolidation à l’échelle du Groupe des différentes initiatives de proximité portées localement et soumises à des cadres réglementaires spécifiques, notamment sur les optimisations de fréquences de nettoyage de nos installations. Dans ce sens, la vigilance du Groupe se traduit par des directives conservatrices. Par exemple, de nombreux sites doivent récupérer et traiter une grande partie des rejets des eaux de fabrication, selon les normes afférentes aux déchets dangereux. 

À l’instar de la nouvelle station de régulation de Ph sur un des sites industriels de Carros en France, des investissements réguliers sont par ailleurs engagés sur l’ensemble de nos installations pour traiter au mieux les eaux usées directement issues de nos activités, et celles issues des nettoyages des équipements. Notre objectif en la matière est de réduire la part de DCO, principal polluant de l’eau industrielle rejetée.

Déchets dangereux

En plus d’une recherche constante de maîtrise des volumes générés et de l’amélioration des collectes pour un traitement et une valorisation maximale, Virbac assure la traçabilité jusqu’à l’élimination de l’ensemble de ses déchets dangereux : emballages souillés, déchets de laboratoire, de production, médicamenteux, à risque infectieux et effluents chimiques (majoritairement incinérés donc valorisés thermiquement ou recyclés pour récupération des solvants). 

La maîtrise des volumes de déchets commence également dès la phase de recherche et développement en pensant notamment au mode d’administration des traitements afin de limiter les déperditions et les résidus qui pourraient porter atteinte à l’environnement (cibler/optimiser les vaporisations par exemple).

NOS RÉSULTATS

Indicateurs de performance  2018 2019
DCO (tonnes) 121 93
Volume des déchets industriels dangereux (tonnes) 2 966 2 493
Volume des déchets industriels banals (tonnes) 2 270 2 376

La quantité de DCO rejetée a baissé de manière significative (-23%), d’une part suite à une amélioration de la qualité des rejets d’eaux sur le site de Carros en France, et d’autre part grâce à la diminution de la quantité de DCO rejetée sur les sites industriels des États-Unis suite à l’optimisation du nombre de nettoyage entre différents lots de produits fabriqués.

La quantité totale de déchets générés baisse de 7%, de manière plus notable pour les déchets industriels dangereux (-16%) principalement du fait d’une meilleure productivité sur les sites australiens et américains, mais aussi par une optimisation des filières en Australie et en France ayant par contre un impact négatif sur la quantité de déchets banals générés (+5%).

CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les risques liés aux effets du changement climatique incitent Virbac à contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Pour Virbac, les émissions directes et indirectes de gaz à effet de serre (scope 1 et 2) correspondent aux émissions liées à la consommation des différentes énergies (en l’occurrence, gaz et électricité) sur l’ensemble des sites industriels à travers le monde ainsi que les émissions de gaz à effet de serre liées aux fluides frigorigènes.

Les autres émissions indirectes de gaz à effet de serre (scope 3) correspondent aux émissions liées au transport des produits finis au départ de tous les sites jusqu’au client final.

NOS OBJECTIFS CLÉS

  • réduire de 10 % les émissions de gaz à effet de serre des scopes 1 et 2 d’ici à 2025.

NOS PLANS D’ACTIONS

Émissions de gaz à effets de serre

Scope 1 & 2 : émissions directes et indirectes (consommation des sites industriels et GES liés aux fluides frigorigènes) 

Actions :

  • optimisation des consommations d’énergie : calorifugeage des installations, système de récupération d’énergie sur la station de traitement des effluents des unités de production biologique (Carros), chaudière solaire pour l’eau chaude industrielle (Mexique), généralisation des plans de remplacement des éclairages par des LED sur la quasi totalité des sites industriels; 
  • concernant les émissions liées aux gaz réfrigérants: renforcement des plans de maintenance sur les sites industriels d’Australie et de France, mais aussi, programme de remplacement des fluides les plus polluants par des fluides à faibles émissions de CO2

Scope 3 : émissions issues du transport des produits finis 

Actions : 

  • le nouveau mode de calcul mis en place pour l’année 2018 nous a permis de fiabiliser les données des filiales selon les coefficients d’émissions donnés par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe, cf. site www.bilans-ges.ademe.fr) ;
  • transport de produits finis : groupage de destinations ;
  • transport des salariés : navettes intersites, navettes extérieures, politiques incitatives pour limiter l’impact carbone des véhicules de société, covoiturage, etc.

NOS RÉSULTATS

Indicateurs de performance  2018 2019
GES scope 1 & 2 (tonnes d'équivalent CO2) 23 681 22 200
GES scope 3 (tonnes d'équivalent CO2) 16 927 27 790

Les émissions des scopes 1 & 2 ont baissé de 6% sur une année et de près de 8% depuis 2017, cela est la conséquence de la réduction des consommations d’énergie sur ces mêmes périodes (respectivement de 4 et 5%), et des plans d’actions sur la gestion des fluides frigorigènes et des installations les utilisant permettant une réduction de 6% entre 2017 et 2019.

À partir de 2018, le Groupe a amélioré l’harmonisation du calcul des émissions du scope 3 (issues uniquement des transports de produits finis), ce qui a conduit à plus de précision dans la plupart des filiales et notamment aux États-Unis, au Vietnam et dans une moindre mesure, en Uruguay et en Australie. L’évolution des données 2019 versus 2018 reflète cette vision plus précise.

Innover de manière responsable

Consolider l’engagement des collaborateurs

Garantir la qualité des produits et services


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